17.01.2011

Pour le moment...

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30.12.2010

Depuis cet été...

Neige, brouillard, verglas...

C'est l'hiver !!!!!

J'avais dans l'idée de louer des peaux de phoque pour tester les hauteurs en hiver... mais...

J'ai fait à la fin de l'été une très très mauvaise affaire en achetant une Corsa belle de l'extérieur, mais qui lâcha coussinets de bielles et vilbrequin quelques jours avant la fin de la garantie. Voiture de remplacement, une Yaris TS, ensuite leasing sur une Yaris Luna diesel... Mais, roulement de roue et... quelques jours après, crevaison ! J'ai payé en 6 mois les 4 ans de bonheur total avec mon Astra chérie... Tout est bien qui finit bien, mon Astra a trouvé un gentil garagiste pour lui donner une belle retraite tranquille, elle roule toujours dans la région, et moi, j'ai une super voiture écologique, économique, esthétique, pratique, confortable, sécure, PARFAITE ! Mais bon, le matos de ski... le Cambodge en 2011... je peux oublier... en tous cas financièrement. Je vais mettre un mouchoir dessus en attendant la suite.

Mais ne crachons pas dans la soupe ! J'ai quelques bonnes nouvelles en réserve ! Mon cancer est parti ! J'ai fait ma dernière biopsie en pensant que cette fois-ci, j'allais être opérée ! Et... contre toute attente, tout était parti ! Plus rien ! Merci Seigneur, merci le régime anti-inflammatoire du Dr Weil et merci la montagne et le sport ! Du coup, avec 7 kilos perdus, des analyses parfaites et une endurance physique accrue, je me retrouve en bonne position pour continuer à me lancer des défis !

Sierre-Zinal en catégorie touristes avec ma cousine et son futur ! 14 août ! Yearrrrrrrr ! J'ai un tigre dans le moteur ! J'ai même commencé à courir, ce que je déteste au plus haut point. Y'a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis !

Et côté vie à deux... ça s'installe, parents rencontrés, montagnes russes et mauvaises surprises oubliées, Dieu retrouvé, projets sur les rails, et bonheur qui peut enfin se goûter à pleine bouche sans se dire que demain, ce sera terminé. Seigneur, garde-nous ensemble jusqu'au bout. Amen et Alléluia !

Entraînement pour la vie à deux, entraînement pour Sierre-Zinal, entraînement pour l'escalade (j'ai touché du 5c cet été tout de même et n'en suis qu'au début du début), entraînement pour un prochain trek en Asie, que ce soit le Cambodge, l'Himalaya ou la Mongolie, ou peut-être le Toubkal au Maroc si les finances ne suivent définitivement pas, entraînement pour la VIE quoi ! En plus, entièrement équipée pour le ski de descente, pour la natation, pour le VTT, y'a vraiment de quoi faire, été comme hiver !

Yallah ! Yallah !

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13.09.2010

Le Vanil des Cours

C'est tout près de chez moi, c'est un petit massif que je vois tous les jours en passant en voiture et qui semble tant minuscule qu'inaccessible à cause de grandes falaises blanches pointant à travers les sapins. Mais je trouve un jour un petit plan qui explique comment y aller. En tout, je ferai 3h30 pour faire le tour.

Comme toutes les montagnes de la région, on la rote dès le début avec l'attaque dans le village-même de Villarbeney. Un bout de pâturage, un bout de forêt, une clairière et soudain, le chemin mène vers un trou dans les arbres, je ne peux pas appeler ça autrement. Et derrière ce trou, il y a une forêt toute noire, mais alors, toute toute noire ! Je regarde derrière moi par acquis de conscience et toutes les histoires de loup et de chaperon rouge se rappellent soudain à ma mémoire. Comme une vague peur ancestrale et probablement irrationnelle.

Bon, j'y vais. Je passe la barrière à vaches et m'enfonce dans le trou noir. Les branchages sont serrés autour de moi, la mousse est abondante, le chemin monte très raide. J'ai l'impression d'être Bilbo le Hobbit ou le jeune roi Arthur. Un petit bout de Brocéliande en-dessus de chez moi. Bon, la transpiration aidant, je reviens à des considérations plus terre à terre et vais mon chemin quand j'arrive à la fameuse clairière portant la fameuse "cabane accueillante" de google earth. Là, encore une fois, comme par magie, il y a, devant la petite cabane coquette, un grand-père qui coupe du bois et une toute petite fille qui chante. Je demande mon chemin, ils m'accompagnent un bout pour me montrer.

Les herbes sont hautes, le chemin continue à grimper raide dans une forêt toujours aussi merveilleuse. J'entends un renard crier, un pic-vert. Là, le chemin sort bientôt de la forêt dense (forcément, on avale au finish 830m. de dénivelé en 2h30, on mouille la chemise) et, après un petit bout de marais, le chemin se fait encore plus dur. Le châlet Bifé dessous 1217m., et hop une crachée plus loin, Bifé dessus 1401m. Là, on m'accueille complétement par hasard avec des cacahuètes et on me montre la suite du trajet.

Je continue en m'enfonçant à nouveau dans la forêt. Je ne vois pas où je vais, mais à partir de là, c'est balisé. Je suis les troncs blancs et rouges, arrive à une échelle qui me fait penser au pierrier du Col du Loup en minuscule, mais tout aussi scabreux. On ne peut dignement pas aller vite. Ensuite, un tout petit bout de pâturage d'où l'on voit Cerniat, Charmey et les Gasts tout au fond. Et hop jusqu'au sommet d'où je peux faire coucou aux gens du Bifé dessus. Le Lac de la Gruyère, la ligne bleue du Jura, le Mol, Brenleire et Foliéran, le Mont Blanc tout au fond aussi, les Gasts, j'ai une vue impeccable de tous les côtés. Redescente par le même chemin en une heure facile tellement c'est raide avec un café au chalet des cacahuètes en passant et un échange de numéros de téléphone.

Je pense que c'est un endroit idéal, tout en respectant à 200% la nature évidemment, pour dormir une nuit à la belle étoile et se faire un lever de soleil de la mort qui tue à 360° !

Elle est pas belle, la vie ?

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26.08.2010

Le Mol et ses touristes

Le mois d'août a été pourri. Résultat : quatre fois plus de monde au boulot et impossibilité d'aller en montagne. Conséquence directe : mes nerfs en boule.

Heureusement, hier, le soleil s'est remis à briller. Il fallait que je sorte en montagne et vite ! Cette année, j'ai donc fait Bounavaux, le tour des Gasts, la dent de Broc (avec les mêmes sueurs, chaudes, puis froides, puis le même grandiose en arrivant au sommet), je me devais donc de faire le dernier GROS sommet de la région : le Moléson.

Le Moléson, je m'en rends vite comptes, ce n'est pas aussi "pleine nature" qu'ailleurs. Déjà, il y a la possibilité de payer pour y monter. Funi pour la moitié du trajet, téléphérique pour la deuxième. Ne sachant pas ce qui m'attend, je prends un aller-retour en funi pour raccourcir le chemin. Tout petit trajet en funi. Ensuite, je prends par la droite, par le Petit Plané et commence la montée. Je bataille un peu, reconnais quelques passages que j'avais faits à la descente il y a une année en revenant de la via-ferrata. Mais globalement, rien de bien sportif, rien de scabreux, de beaux paysages, mais rien de décoiffant.

Le pire, c'est une fois arrivée au pâturage menant au restaurant du sommet. Il y fourmille tant de monde qu'on hésite même à retourner sur ses pas. A ce moment, une dame me croise, bardée de marques hypersportives à faire frémir mon porte-monnaie et me dit : "Courage, vous êtes bientôt en haut !" Je souris jaune, la remercie, et... me donne un coup de pied au cul pour faire le dernier rek et plonger dans la foule.

En haut, je me dis que je vais faire comme tout le monde et boire un petit coca avec un paquet de chips achetés au restaurant self-service pour touristes. En plus, il y a des travaux et des machines partout... Enfin bref, vraiment, bof.

Je redescends en courant, presque pour fuir et pour corser l'affaire. J'aurai fait 2h15 d'efforts et claqué 20 balles.

Le Mol, je pense que c'est chouette à skier en hiver, ou en via-ferrata, ou éventuellement en téléphérique en vue d'aller manger une croûte au fromage devant un magnifique panorama sans se fatiguer. Sinon, pas d'exploit particulier.

Eventuellement, je ferai l'autre itinéraire, le sentier botanique, avec les enfants. Pour l'avoir fait une fois. Mais bon, voilà...

Enfin, pour conclure, notre symbole régional est bien beau quand même, de loin, depuis les autres sommets, quand la brume traîne ou quand le soleil le fait rougir, ou quand il est blanc de glace en hiver.

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Mais oui, je t'aime quand même !

30.06.2010

Le tour des Gastlosen

Prévue de longue date avec une bonne amie, cette sortie commence avec un ciel sans nuage. Départ du parc du Gros Mont à 8h30. Une petite grimpette pour se mettre en jambes, et puis on décide, sur la terrasse du Chalet du Régiment, de partir par la gauche, c'est à dire par l'Est. Mauvaise idée, nous le saurons à la fin, puisque cet itinéraire ne fait que grimer et grimper encore. Malgré tout, les corps sont tout à fait à la hauteur de la difficulté de la marche, les paysages se succèdent sans se ressembler dans une joie que je connais peu, la montagne à plusieurs. L'autre pousse, tire ou retient, papote, encourage, souffre en même temps que nous. Pas si mal quand on a le même niveau d'endurance, ce qui est le cas.

Une partie bien raide dans le contournement de l'extrême Est, une partie plus que sympatique et ensoleillée en longeant les merveilleuses épines argentées sur le côté Sud, une bonne frayeur pour nos jambes fatiguées dans le contournement Ouest et la face Nord très très délicate. Mais quel plaisir de voir son corps répondre huit heures durant auprès de ces stars des Préalpes fribourgeoises.

Un vrai délice pour la tête et le coeur pendant que le corps essaye de récupérer de toutes ses raideurs qui promettent quelques jours de récupération cuisants.

Je suis à chaque fois étonnée de voir à quel point la montagne me hante encore plusieurs jours après une randonnée. Je pense qu'elle détient un pouvoir magique qui entre dans votre âme pour vous tourmenter de mille délices, même vous êtes retourné au chaud dans vos foyers.  La montagne est une drogue dure avec ses bons et ses mauvais trips, son retour à la réalité, ses risques de forte dépendance.

 

Je t'aime ma montagne !

 

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